La mobilité internationale grâce à Eurodyssée

Le récit de Lauriane à Besançon

Tous les ans, grâce au programme Eurodyssée, c’est plusieurs centaines de jeunes de moins de 30 ans qui ont la chance d’effectuer un stage dans une région partenaire de leur région de domiciliation. Lauriane Locatelli, lorraine mais résidente belge, est en stage à Besançon, à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité (ISTA), jusqu’au mois de mars 2018.

Pourquoi avez-vous souhaité faire un stage Eurodyssée ?

Après avoir obtenu mon doctorat en juin 2017, il était compliqué de trouver un poste qui correspondait aux compétences acquises pendant mes études. J’ai voulu faire un séjour scientifique long hors de la Belgique et le programme Eurodyssée me semblait convenir parfaitement.

Les démarches ont-elles été simples ?

Les démarches étaient très faciles, j’ai fait les démarches cet été et mon stage a pu commencer dès le 15 octobre. Je recommande vivement Eurodyssée aux jeunes qui ont fini leurs études.

En quoi consiste le stage ?

Mon stage consiste à créer une base de données en ligne interrogeable contenant les métadonnées relatives aux noms de lieux de deux régions du sud-ouest de l’Asie Mineure (l’actuelle Truquie), attestés durant l’époque gréco-romaine (VIIIe s. a.C. ; IIIe s. p.C.) en grec et en latin. Les différents lieux sont repris sur une carte géoréférencée, ce qui permet de situer les villes de manière précise et de repérer les différents lieux les uns par rapport aux autres. Ce projet découle de ma thèse intitulée « La toponymie et l’ethnonymie de la Pisidie antique (XIIIe s. av. J.-C. ; début IVe s. ap. J.-C.) ». La carte géoréférencée intègre aussi la Lycie en collaboration avec mon collègue Simone Podestà qui a était en post-doctorat à l’Université de Franche-Comté. Le but de ce projet est de rendre accessible les références des attestations littéraires des toponymes pisidiens dans les sources littéraires et de fournir une carte géoréférencée des lieux de la Pisidie et de la Lycie antique.
La vie au laboratoire est agréable, l’ISTA regroupe des historiens, des philologues, des historiens de l’art, tout le monde travaille sur l’Antiquité ou sur la perception de l’Antiquité.

Comment est la vie sur place ?

La vie sur place est très agréable, Besançon est une ville à dimension humaine où l’on peut faire beaucoup de choses à pied ou en vélo. De plus, les tarifs avantageux permettent d’en profiter librement. Les logements sont abordables, la ville est très belle, notamment en raison des fortifications Vauban et des quais du Doubs. De plus, la région est magnifique et mérite d’être plus connue pour ses sites naturels.

Quelles ont été les retombées de ton stage ?

Grâce à mon stage à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Antiquité à Besançon où j’ai réalisé une base de données interrogeable en ligne, j’ai acquis l’expérience tant demandée dans le monde du travail. Avant mon stage Eurodyssée, malgré mon doctorat en poche, je travaillais dans un magasin d’alimentation en Belgique, maintenant je travaille comme ingénieur d’étude à Paris pendant trois mois dans un projet autour d’une base de données, puis j’ai un autre contrat pour la suite à Lyon (CCD temps plein de 9 mois), aussi autour d’une base de données !

Que dirais-tu à un jeune qui veut partir en stage Eurodyssée mais qui n’ose pas se lancer ?

Le programme Eurodyssée est idéal pour les jeunes venant de terminer les études. Eurodyssée est dispositif merveilleux qui permet d’acquérir de l’expérience et de mieux appréhender la vie active. Je pense qu’il est préférable de bien préparer le séjour et d’être motivé et débrouillard.

La base de données créée pendant le stage de Lauriane : htpps://bdd-tpl.fr